
Décider, quelle réalité familière dans les équipes?
Vous connaissez sûrement cette situation : des réunions qui s’éternisent, chacun défend son idée, et aucune décision claire n’émerge. Les discussions s’accumulent, mais le sentiment d’inachevé reste, parfois accompagné de frustration. Beaucoup d’énergie est dépensée pour peu de décisions réellement assumées.
Quand l’indécision freine le collectif
À force de ne pas trancher, la confiance se fragilise, les projets stagnent et les tensions s’installent. Certains finissent par décider seuls pour faire avancer les choses, tandis que d’autres se sentent mis à l’écart. La coopération, censée être un moteur d’efficacité et d’engagement, perd alors tout son sens.
Comprendre les blocages
Souvent, le problème ne vient pas des outils ou méthodes, mais du manque de clarté : savoir à quel niveau on décide, pourquoi et avec qui. Beaucoup d’équipes confondent échange d’idées et décision collective. Flou sur les rôles, peur du désaccord ou recherche du consensus parfait bloquent le processus.
Poser les bases d’une décision efficace
Décider ensemble, c’est accepter la responsabilité du choix. Cela nécessite un cadre clair : qui porte la décision, sur quelle base, et comment gérer les désaccords. Une approche efficace est la décision par *concordance* : on ne cherche pas l’unanimité, mais un niveau de « suffisamment d’accord » pour avancer. Les objections importantes sont prises au sérieux, sans que chaque divergence ne bloque le groupe.
Pour conclure une décision collective, chacun doit pouvoir dire un « oui » clair. Si ce n’est pas le cas, la règle est simple : exprimer ce qui empêche de dire « oui » pour que le groupe puisse entendre et ajuster si nécessaire.
Quelques leviers pour progresser
- Rendre visibles les critères : expliciter objectifs, valeurs, contraintes et ressources pour que chacun comprenne la logique du choix.
- Accueillir le désaccord : créer des espaces sûrs pour exprimer les tensions sans personnalisation, en distinguant ce qui est inconfortable de ce qui est inacceptable.
- Décider par concordance : identifier qui est pleinement d’accord, qui peut « vivre avec », et qui a une objection majeure, puis travailler uniquement sur ces objections.
- Savoir conclure : considérer la décision mûre lorsque chacun peut dire « oui » ; ceux qui ne le peuvent doivent formuler clairement leurs réticences.
- Évaluer après coup : relire la décision pour apprendre collectivement : qu’est-ce qui a bien fonctionné, et qu’est-ce qui mérite d’être ajusté ?
Décider ensemble comme apprentissage collectif
Une équipe qui apprend à décider ensemble ne gagne pas seulement en efficacité : elle développe une maturité collective. Les échanges deviennent plus posés, les décisions plus cohérentes, et les responsabilités mieux partagées. Cette clarté et cette confiance rejaillissent sur tous les aspects du travail.
Observer et ajuster
Pour aller plus loin, commencez par observer comment votre équipe décide aujourd’hui : qui décide, comment et sur quelles bases. Ces observations sont la première étape pour identifier des ajustements simples et redonner du souffle à la coopération. Et si besoin, un accompagnement extérieur peut vous aider à franchir ces étapes plus rapidement et durablement.
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Cet article s’inscrit dans la série Au cœur des équipes
Explorer les dynamiques humaines qui traversent la vie des collectifs : coopération, leadership, tensions, transformation.
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